Web 3.0 : quelles sont les nouveautés à connaître ?

web 3.0

La toute première version du Web, le Web 1.0, n’était qu’un simple réseau de sites composé de pages web statiques liées entre elles par des hyperliens. À cette époque, le moteur de recherche n’existait pas encore, mais l’internaute pouvait accéder à un contenu en ligne.

Le Web 2.0, né dans les années 2000, intégrait diverses fonctionnalités permettant aux utilisateurs de se connecter et de diffuser des informations.

En 2014, le Web 3.0 a vu le jour. Il s’agit d’une version décentralisée d’Internet reposant sur la blockchain. Voici les nouveautés à connaître concernant ce web nouvelle génération !

La blockchain, l’innovation au cœur des nouvelles technologies

La blockchain est une technologie qui permet de stocker et de transmettre des données sans aucun organe de contrôle. Les informations prennent la forme d’une base de données partagée en même temps avec tous les utilisateurs. Ce système est très connu dans le secteur de la finance, notamment en cryptomonnaie.

La blockchain est apparue bien avant la conception du Web 3.0 lors de la création du Bitcoin en 2009. Il faut cependant noter que cet élément n’est pas uniquement réservé à la monnaie virtuelle. En effet, grâce à son principe révolutionnaire, il peut aussi s’appliquer aux systèmes prédictifs des assurances, au Smart Contract et à la traçabilité des produits alimentaires.

Ce concept constitue une des grandes innovations du Web nouvelle génération permettant d’exploiter un fonctionnement totalement décentralisé. Les données échangées sont stockées sur les différents serveurs de chaque usager. Celles-ci s’assemblent à la façon d’un bloc de chaînes (blockchain) lorsqu’un utilisateur veut y accéder ou les transmettre.

Les NFT, de nouveaux éléments d’échanges

Émis par la blockchain, les NFT (Non Fungible Tokens) sont des jetons entièrement virtuels. Ils sont directement transférables entre deux individus. Contrairement à une cryptomonnaie, ces éléments ne sont pas fongibles, comme l’indique d’ailleurs leur nom. Ils ne peuvent donc pas être remplacés par autre chose ou être échangés.

Les NFT possèdent des propriétés exceptionnelles particulièrement utiles pour le Web 3.0. Ils montrent certaines preuves d’authenticité, telles qu’un créateur unique, un identifiant unique et un contenu unique. Cela leur permet ainsi d’intégrer différents domaines comme la musique, la mode, l’art, le gaming ou encore l’immobilier.

Grâce à ce concept innovant, il devient donc possible de mieux sécuriser ses données, notamment avec la tokenisation. Ce système possède de nombreux avantages pour les créateurs. En effet, il permet de :

  • Conserver la pleine propriété de ses œuvres ;
  • Préserver l’authenticité de ses conceptions dans l’univers virtuel ;
  • Optimiser les rémunérations des artistes en évitant de passer par des intermédiaires ;
  • Etc.

Le Web sémantique, une version incontournable du Web 3.0

Le Web sémantique constitue l’un des axes les plus pertinents du Web 3.0. Il implique d’adopter des normes globales et ouvertes fixées par le W3C (Word Wide Web Consortium). Autrement dit, les données postées sur Internet doivent ainsi respecter un format bien défini qui simplifie leur réutilisation.

Concrètement, les outils qui manipulent les contenus peuvent les associer entre eux afin de mieux les décrire. En effet, un des objectifs du Web nouvelle génération est d’utiliser des métadonnées pour contextualiser un média et lui donner plus de sens. Cela prévoit alors la mise en place d’un traitement sémantique optimal de l’information.

Par exemple, en tapant le mot « page » sur un moteur de recherche comme Google, les résultats montrent plusieurs sens. Ces informations ne sont toutefois pas toujours pertinentes. Avec l’intégration du Web sémantique, les données fournies sur internet peuvent être optimisées.

Dans ce sens, la révolution des usages en matière de référencement naturel est aussi envisagée.

Les DAO (Decentralized Autonomous Organization)

Le Web 3.0 apporte également une nouveauté en termes d’organisation, à savoir les DAO ou Organisations autonomes décentralisées. Il s’agit d’une nouvelle façon d’organiser une équipe ou un groupe d’individus. Ces structures visent notamment à rassembler des talents en vue d’atteindre un but commun.

Pour ce faire, tous les membres de la communauté se réunissent autour d’un framework décentralisé. Ces derniers doivent posséder tous une partie de la propriété de l’entité dans cette perspective. L’objectif est de rendre l’accessibilité des données plus transparente et plus facile pour tous les utilisateurs.

Il existe plusieurs types de DAO en fonction des objectifs d’entreprise. Certaines organisations tentent de rassembler des fonds pour investir, d’autres, en revanche, souhaitent développer un nouveau type de produit. L’existence d’entités qui misent plus particulièrement sur la réduction de l’impact environnemental de la société n’est pas non plus à exclure.

En d’autres termes, il est envisageable de créer une Organisation autonome décentralisée.  dans n’importe quel objectif sous réserve qu’un groupe de personnes soit prêt à collaborer. Avec les autres technologies du Web 3.0, ces structures peuvent encore évoluer dans les prochaines années.