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Le thin content : qu’est-ce que c’est ?

Thin content

Le contenu est primordial dans le monde du web. Principal moteur de trafic pour les sites web, il contribue essentiellement au référencement naturel (SEO). Les moteurs de recherches accordent de fait une grande importance à sa qualité et à sa pertinence. Toutefois, certains contenus ne répondent pas aux critères de Google qui demeure le principal moteur de recherche à ce jour. Ces contenus sont en conséquence susceptibles de limiter le référencement des pages web. On parle alors de thin content.

Ce qu’il faut savoir sur le thin content

Un thin content peut être défini comme un contenu qui n’apporte aucune information à l’utilisateur et qui est donc conçu comme mince ou léger. Il se présente sous deux aspects généraux : l’aspect quantitatif et qualitatif. En effet, en cas de thin content, la page web ne comporte pas suffisamment de contenu pouvant satisfaire les besoins des utilisateurs. Il s’agit alors d’un ensemble de textes de qualité inférieure, incapables d’apporter une valeur ajoutée à la requête des chercheurs.

Thin content

Thin Content vs Google : sont-ils compatibles ?

Dans le domaine du référencement naturel, le thin content est considéré comme un obstacle de taille. En effet, Google combat activement les contenus minces, car ils représentent un problème pour le référencement des sites web. Le thin content apparaît notamment dans la Google Search Console.

Google n’apprécie pas les contenus minces, et pour cause ! Au début des années 2000, la recherche web a connu une expansion fulgurante. Durant cette période, il n’existait pas encore d’algorithmes tels que Panda capables d’encadrer les créateurs de contenu. Aussi, Internet était un vrai remue-ménage où s’accumulaient les pages web de mauvaise qualité. Elles se hissaient même facilement en haut de page dans les SERP.

Avec Google, la situation s’est décantée. En effet, la source d’information incontournable a pensé à l’expérience des utilisateurs. C’est pourquoi on a assisté à la mise à jour des algorithmes Panda en 2011 et Phantom en 2015. Elles visaient la réduction de l’autorité des sites présentant des contenus de qualité douteuse et la promotion des meilleurs sites.

Depuis ces mises à jour, le problème de thin content a été résolu. Beaucoup de sites ont perdu leur position dans les résultats de recherche. Aujourd’hui, si vous avez un site web et que vous le remplissez de thin content, vous vous exposez à de fâcheux désagréments. Il y a de fortes chances que Google ignore vos pages, et ce, sans aucun avertissement.

Quelques recommandations à ce propos

Si vous avez entrepris des actions de référencement SEO pour votre site web et qu’il n’est toujours pas classé, posez-vous des questions. La présence de thin content peut en être ma raison. Mais attention à ne pas faire de conclusions hâtives ! Faites un audit de site pour en être sûr.

Si vous êtes un expert SEO, vous n’aurez aucun mal à repérer les pages web présentant du thin content. Il vous suffira de corriger le problème. En revanche, si vous débutez dans le référencement, nous vous conseillons de faire appel à un expert en la matière. Cela vous permettra d’identifier spécifiquement le thin content dont il s’agit tant ils sont nombreux.


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Quels sont les types de thin content ?

Les thin content peuvent être classés en six catégories différentes. Connaître ces catégories vous permet d’identifier le problème minant le référencement de votre site sur internet et de le corriger.

Les contenus impertinents ou inutiles

Les contenus volumineux sont favorisés par le référencement SEO. Toutefois, notons qu’une page web pleine de contenu n’est pas toujours bonne. Ainsi, une page web peut ne pas être classée, y compris quand elle présente des informations détaillées.

Un contenu susceptible d’être indexé et classé dans les résultats des SERP apporte des réponses aux questions des utilisateurs. Il importe que votre contenu respecte les règles de rédaction web tout en extrapolant si possible les préoccupations des internautes. C’est de cette façon qu’il ne sera plus considéré comme un thin content.

Les contenus redondants ou répétitifs

Un site web qui comporte des contenus en double est directement associé à une faible qualité. Par contenu double, on parle de pages web d’un même site qui présentent les mêmes informations.

Imaginez que votre site présente par exemple trois pages web d’articles de 2000 mots qui citent les mêmes contenus. Dans ce cas de figure, Google les considère derechef comme étant des thin content. Il peut décider de bannir ces trois pages, car il ne sait laquelle d’entre elles est la source originale de l’information.

S’il arrivait que vous publiiez un article de 2500 mots qui détaille la même information du début jusqu’à la fin, Google peut également la considérer comme thin content. En effet, elle n’apporte rien de plus aux internautes indépendamment de son volume.

Les contenus plagiés

C’est un secret de polichinelle : le plagiat est l’un des obstacles majeurs au SEO. Toute page remplie de contenus plagiés est susceptible d’être pénalisée, voire désindexée par Google. Le leader du référencement naturel considère comme inutile le fait qu’un internaute découvre deux différents sites présentant des contenus identiques.

C’est pourquoi Google conçoit ces pages comme des thin content et ne les classe pas en tête des résultats de recherche. Hormis son hostilité au référencement naturel, le plagiat demeure une pratique à déconseiller. Elle réduit la crédibilité de votre site web et vous empêche d’aspirer à une expertise dans votre domaine d’activité. Sur le long terme, il est une menace pour votre marketing digital.

Les contenus masqués

Bien de référenceurs recourent à des techniques douteuses pour classer leurs sites web dans les résultats de recherche sur Google. Pour ce faire, ils peuvent utiliser le cloaking. Ces contenus masqués ou redirections peuvent leurrer les internautes et les robots d’indexation. En effet, ceux-ci vont croire qu’il s’agit de contenus de bonne qualité.

Avec le cloaking, les référenceurs montrent une partie plutôt qualitative de leurs sites aux utilisateurs et aux moteurs de recherche. En utilisant la redirection, ils les redirigent vers des sites d’affiliation où ils peuvent percevoir une commission. Google est inflexible à ce sujet : toutes ces pages relèvent du thin content. Aussi, les écarte-t-il du classement des résultats de recherche, car elles s’illustrent dans une optique de duperie et de manipulation.

Les popups ou publicités intempestives

Un popup fait référence à une publicité intrusive susceptible d’accabler les internautes sur un site web. Cela affecte grandement l’expérience utilisateur. Dans bien des cas, il arrive que les contenus de ces annonces ne soient pas utiles et que les popups bloquent Google.

En conséquence, Google considère les pages web remplies d’annonces et de popups comme des thin content. Une page web qui n’a que des popups comme contenu principal n’arrivera pas à bien se positionner dans les résultats de recherche de Google.

Les pages de balises, d’auteur et de catégorie

Il n’est pas rare de voir des thin content se retrouver sur les pages d’auteurs et les pages de catégories. Imaginez que vous disposez d’un site e-commerce. Qu’arrivera-t-il si les stocks de produits de votre commerce électronique se vident ? Votre site peut se retrouver avec des pages web de produit spécifique. Certaines pages de catégories pourraient se retrouver vides, sans contenus.

On retrouve très souvent sur les sites web qui disposent de blogs pour la publication d’invités, des pages qui contiennent des travaux inachevés. Parfois, on y retrouve également des pages d’auteurs dont le contenu est très léger, voire insignifiant. À l’instar des sites web récents, ces pages web peuvent vite devenir gênantes pour les moteurs de recherche.

Auditez périodiquement votre site afin de contrôler et de gérer ce type de pages web. Privilégiez notamment l’audit périodique de l’onglet « Couverture ». Vous pourrez détecter les thin content et les corriger pour qu’elles n’entravent pas le référencement de votre site web.


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Comment détecter la présence de thin content sur un site web ?

Google n’a de cesse de limiter et d’éviter la création de pages sans plus-value, avec des thin content. Vous avez un site web et vous redoutez la présence de contenus minces ? Il faut savoir qu’il existe des techniques permettant de les identifier.

En effet, le thin content peut être identifié manuellement. Mais, il faut noter que cette méthode est fastidieuse et chronophage. Heureusement, il existe de nombreux outils beaucoup plus rapides. Dans cette partie, nous exposerons trois techniques d’identification de thin content sur les sites web.

Google Search Console

Le tableau de bord SEO de Google permet de détecter les thin content sur toutes vos pages web. C’est incontestablement l’un des meilleurs outils de détection en ce sens qu’il présente tant des données exactes qu’intuitives. En l’utilisant, vous pouvez également voir votre site tel que Google le visualise. C’est un avantage non négligeable et très impressionnant.

Vous avez envie de détecter le thin content sur les pages de votre site web ? Dans ce cas, vérifiez le contenu des blogs ou pages de destination qui ont été les plus chronophages. Il s’agira de contrôler les articles et pages que vous avez optimisés pour les positionner sur des mots-clés précis. Ces pages sont très souvent celles qui sont classées dans les résultats de recherche de Google.

Si vous détectez des pages référencées supposées être classées, mais qui ne le sont pas, une chose est sûre. Elles indiquent soit la présence de thin content ou d’une qualité anormalement inférieure à celle souhaitée.

Hormis ces avantages, Google Search Console vous offre la possibilité de vérifier les mentions des Actions Manuelles de votre site web. En explorant l’onglet éponyme, vous saurez si cette mention concerne les pénalités manuelles des Quality Rater ou celles des algorithmes.

Notons également que cet outil Google permet d’avoir des informations cruciales sur la procédure d’indexation du moteur de recherche. Avec l’onglet « Exclus », vous verrez toute page web appartenant à votre site bannie ou non indexée par Google. De même, vous prendrez connaissance des raisons justifiant les contraintes de Google. Le cockpit de pilotage SEO du géant du web présente des rapports d’analyse à explorer, à savoir :

  • URL en double et non sélectionnée ;
  • Actuellement non indexé ;
  • Dupliqué sans canonique sélectionnée par l’utilisateur ;
  • Dupliquer, Google a choisi un canonique distinct de celui de l’utilisateur, etc.

Des outils d’exploration de site web pour détecter les titres et méta description en double

Avec cette technique, vous pourrez identifier les balises de titres et de méta descriptions en double. Car, rappelons-le, des pages identiques sur un même site web nuit à l’expérience utilisateur. En conséquence, Google n’indexe pas ces pages.

Plusieurs outils d’explorations de site web existent désormais. Vous avez donc l’embarras du choix afin de choisir celui qui vous convient le mieux. Une fois votre choix fait, vous pourrez gérer vos pages web et assurer l’unicité et l’originalité des titres et méta-descriptions.

SEO

Un tracker de classement pour configurer les mots-clés principaux

Il existe plusieurs problématiques éventuelles pour le classement des pages web de votre site. Mais, notez que vous pouvez les suivre de près via un tracker de classement.

Cet outil vous permet d’identifier rapidement la présence de thin content. Mais ce n’est pas tout ! Vous pouvez également détecter la présence de contenus double et le ciblage de mots-clés redondants. En utilisant un tracker, vous surveillerez le classement de vos pages web et vérifier l’exactitude de l’algorithme de Google. Cela vous permettra notamment d’éviter les erreurs.

Thin content : que retenir en conclusion ?

Le thin content est nuisible à la performance des pages web et au référencement des sites web. En présence de contenus minces ou légers, Google n’hésite pas à désindexer les pages concernées. Pour éviter ces conséquences, nous vous suggérons de travailler davantage la qualité de votre site web. Veillez à ce que votre site soit bien conçu, propre, pertinent et moderne. Réduisez le nombre d’affiliations et d’annonces afin de le rendre plus fluide.

Le Black Hat est un leitmotiv du thin content. Donc, évitez les contenus et liens masqués ainsi que toute pratique douteuse. Efforcez-vous de produire du contenu original et surtout de valeur pour les utilisateurs. Misez sur la qualité de vos articles, n’hésitez pas à les approfondir et à éviter le plagiat. Proposez des articles volumineux d’au moins 1000 mots et des contenus de 700 mots minimum pour les pages de destination. Et sinon, avez-vous déjà rencontré des problèmes liés au thin content sur votre site web ? Comment les avez-vous résolus ?


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